Un guide du candidat :

Pourquoi ? Pour qui ?


 

Un guide est indispensable pour orienter le voyageur vers les meilleurs sites ou les meilleures tables. Un bon guide est bâti sur l’expérience vécue, et sur des critères de qualité conformes aux goûts du voyageur.

Nous allons être invités à un long et périlleux voyage électoral.

Guide du candidat : destiné aux électeurs, pour les accompagner dans leur périple.

Certains n’ont pas besoin de guide : leurs préférences sont d’ores et déjà arrêtées, ils descendent toujours dans les mêmes endroits, ils votent toujours de la même façon : pour la droite, ou la gauche et plus souvent encore contre la gauche, ou contre la droite. Ils acceptent d’avance d’être déçus, mais se disent que les autres feraient pire encore.

D’autres, plus nombreux encore, décideront de rester chez eux : les joutes électorales ne les concernent plus, ils sont sûrs que leur vote ne changerait rien. Pas besoin de guide non plus.

Restent des millions de Français qui s’interrogeront sur la qualité des programmes et des hommes présentés à leurs suffrages. La campagne les éclairera-t-elle réellement ? La publicité électorale va les submerger, les discours ne seront pas toujours lisibles, les querelles de personnes et de partis occulteront souvent le débat d’idées, et au dernier moment on s’arrêtera à un choix hasardeux. Ce guide pourrait les éclairer.

Il pourrait même les stimuler. S’ils pensent que leur vote peut réellement faire basculer la majorité d’un côté ou de l’autre, ils voudront faire leur choix en toute connaissance de cause. Aujourd’hui les résultats des consultations à venir sont incertains, et il suffit de quelque 500.000 voix (soit 1,5% des inscrits) pour changer l’issue du scrutin. Plus conscients de leurs responsabilités et de leurs possibilités que d’autres électeurs, résignés ou révoltés, ils vont sans doute se donner le temps de la réflexion, ils ont besoin d’informations et de repères.

Guide du candidat : destiné aussi aux hommes politiques, pour qu’ils ne se trompent pas d’adresse

La plupart des hommes politiques n’ont pas besoin de guide, parce qu’ils ont d’ores et déjà un guide. Ils ont choisi de se ranger derrière un leader, un mot qui sonne mieux qu’un duce ou un führer, mais qui dit la même chose : le sauveur providentiel,  l’homme à qui on s’en remet aveuglément. Le guide n’a pas besoin de guide, il a besoin de soutien.

De plus, l’idée d’un guide à usage des électeurs est irritante pour les futurs élus, car ils  veulent aller où ils veulent, sans engagement concret ni précis, si ce n’est sur quelques détails mineurs destinés à attirer le chaland. Depuis quelques décennies, le « dogmatisme » n’a pas bonne presse chez nos hommes politiques, qui ne croient plus aux grands principes et sont prêts à changer d’idées au fil des évènements. Au prétexte de ne pas sombrer dans l’idéologie, ils rejettent toute doctrine et prônent l’empirisme. Cette attitude confortable revient à se faire remettre un chèque en blanc par les électeurs, condamnés à faire crédit à des dirigeants qui feront « de leur mieux » - absolvant d’avance les erreurs et les incohérences.

Il existe pourtant quelques hommes politiques, anciens ou nouveaux, qui se rendent compte que la politique du chien crevé au fil de l’eau met la France en situation de faillite économique, de chaos social et de ruine morale. Victimes du verrouillage partisan qui leur a interdit jusqu’ici toute initiative originale, ils ont gardé assez d’indépendance d’esprit et sont restés assez proches de la « France d’en bas » pour rechercher une voie nouvelle. Un guide, construit à partir de principes simples, et soucieux des réalités, peut leur être d’une aide précieuse. Il les change de la pensée unique et de la langue de bois qu’ils subissent.

Un guide est fait par le consommateur, pas par le producteur

La qualité d’un guide se mesure à la façon dont sont repérés et notés les établissements en concurrence, les monuments et les musées à visiter. Un guide ne se confond pas avec une publicité ou une propagande dirigée par ceux qui se présentent au choix du voyageur. Celui-ci ne manque pas à la règle, il a été conçu et rédigé par des consommateurs (électeurs) et non par quelque producteur (candidat ou parti) que ce soit. Les auteurs de ce guide vous assurent de  leur indépendance et de leur expérience.

Indépendance : ce guide ne doit rien à la « société politique ». Il est même à beaucoup d’égards « politiquement incorrect » - ce qui le condamnera  d’emblée aux yeux des partisans, militants et fanatiques de toutes sortes. Il s’adresse aux hommes et femmes de bonne volonté. Il est pure émanation de la société civile, pur produit d’échanges entre personnalités et associations libres de toute attache partisane – ce qui est en réalité la situation de deux Français sur trois au moins. Il ne s’agit pas d’une « majorité silencieuse » de façade, mais d’une minorité de gens ignorés volontairement des médias et qui ont pourtant quelque chose à dire. Beaucoup d’entre vous se retrouveront d’ailleurs facilement dans les choix présentés, car ils sont ceux que vous rencontrez dans le cadre de votre vécu quotidien.

Expérience : les auteurs de ce guide l’ont acquise pour les uns dans l’entreprise et la vie économique, pour les autres dans les sciences de l’homme et la vie intellectuelle. Pour les uns et les autres, la perspective internationale a été déterminante dans leur réflexion : qu’ont fait et que font « les autres » ? Quelles leçons tirer des recherches scientifiques et des politiques menées dans le monde entier ? La myopie de nos dirigeants vient du mythe de « l’exception française », qui leur interdit toute référence à la sagesse universelle et toute considération pour les lois intemporelles de l’économie et de la vie en société. C’est aux portes immédiates de la France que se trouvent les bonnes solutions. Encore faut-il entre bailler la porte.

 Par contraste, sont disqualifiés nos technocrates, qui ne connaissent que ce qu’ils ont mis un demi-siècle à bâtir : cet enchevêtrement de réglementations, d’organismes publics, de privilèges, de protections, d’interventions, de prélèvements, et cette masse de déficits, de dettes et de gaspillages. Ils passent hélas pour des « experts », conseillers avisés des aristocrates qui nous gouvernent, puisqu’ils sont les seuls à pouvoir guider les Français dans le labyrinthe qu’ils ont savamment construit. Leur fil d’Ariane, c’est l’Etat. Or, dans le monde entier il apparaît aujourd’hui que l’Etat n’est pas la solution, mais que l’Etat est le problème.

Ce guide ne doit rien aux technocrates, ni aux aristocrates. Il est « démocrate », fait pour le peuple, pour donner un sens à une campagne et à un scrutin qui conditionnent sans doute votre sort individuel et notre avenir national.

 

 

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